L'etranger
Il avait tant marché
Il paraissait si las
Martin le fit entrer
Et lui servit à boire
" Eh bien" dit l'étranger
" Tu ne demandes pas
Qui je suis,d'où je viens?
Tu ne veux pas savoir?
"Je suis pauvre "dit l'hôte
"Et reçois sous mon toit
Un plus pauvre que moi"
Puis il ajouta"Otes
Ton vêtement trempé
Je vais faire un bon feu
Il faut te réchauffer"
Tout en buvant son verre
L'étranger l'observait
Puis tout à coup il dit:
"Je veux te remercier
Avant de repartir
Que puis-je te donner ?
Alors dans un sourire
Martin lui répondit :
" Puisque vous insistez
Tenez.....le paradis
L'Homme sourit à son tour
Puis se leva soudain
Et Martin vit les trous
Qu'il avait dans les mains
DR
Comments
Je trouve ce poème tout à fait sublime, surtout un samedi de Pâques. je ne suis plus vraiment croyante mais je l'étais quand j'étais enfant. J'allais à " l'Ecole du Dimanche", le cathé protestant. Le Pasteur était hollandais. Je garde de ses paroles, de son accent, de ses fautes de français et de la fête de Pâques qu'il organisait, un souvenir inoubliable. Il donnait espoir et confiance et apaisait des angoisses d'enfant dont j'ai oublié la teneur ... Je ne savais pas que le chemin de croix était le parcours de tout humain ... mais j'ai vérifié que souvent on est secouru par des personnes qui ont ces trous dans les mains ... Merci de ce beau poème tout simple et trés émouvant.
Amitiés
Bonjour Apolline,votre commentaire me touche beaucoup;vous dites "je ne suis plus vraiment croyante"je pense que la foi est ,d'abord,une recherche et que ce Dieu que l'on recherche n'est pas dans un ailleurs incertain ,il est en chacun de nous..Les croix ne sont pas toutes de même taille mais elles sont toutes aussi lourdes à porter,mais comme vous le dites ,on trouve ,sur les chemins de peine ,beaucoup de personnes avec des trous dans les mains .Je vous souhaite une très belle fête de Pâques. Amitiés