La neige respire de tous nos soupirs
elle brûle d'une flamme incantatoire
accrochée aux lambeaux d'hiver
qui des lichens et des mousses
ravive les plaies des humains délaissés.
L'eau gèle autour de leur coeur
et ne laisse s'écouler qu'un filet de vie
une plainte , un chant de gorge bien vite happés par les aiguilles
du vent tourbillonnant et sifflant au nord.
Et dans les champs bouleversés
Les corbeaux poussent leur cri lancinant
fendant le givre et la glace d'argent
Des lèvres gercées des sillons amants
recroquevillés, pelotonnés, implorants.
La neige fait danser un piètre bonhomme
Un épouvantail déchiqueté par les ors de l’ét Une poupée humaine à l’âme envolée Vers le ciel sourd à son destin, dûment crucifiée Son unique pied labourant la terre de travers.
Ainsi va l’hiver : la rivière coulant en reflets
bleutés Ecarte les pans de son manteau de feuilles amassées Les arbres se penchent sur les berges poudrées Les oiseaux et les
humains comptent à rebours Les mauvais jours sur
les longs doigts de l’hiver.
Comments
Entre chanson et comptine a murmurer à l'oreille d'un enfant en la mimant avec des marionnettes à doigts ...
C'est trés joli.
Amitiés
tient de toutes ses griffes
l'hiver qui de neige s'incruste.
La branche en amande
s'envole au gris du ciel
et frissonne de tant de nudité.
Le hibou lance à la lune
Ses yeux papillons de nuit
et souligne la nuit en ailes de soie.
et souligne le soir en ailes de soie.
La branche en amande a griffé la lune
Le vent et la neige l'ont dit au hibou
La nuit de ses ailes a gifflé la branche
De ses yeux papillons le hibou a dit
Maintenant c'est tout.
Bisous Maïté
C'était dans la nuit brune
sur le clocher jauni,
la lune, la lune
Comme un point sur un i...(j'adore!)
Bisous lunaires.
quand l'éternité dort
en plein champ
que la lune adoucit
nos tempêtes
rien ne ressemble plus
à l'amour
que la neige
sous la peau froide
d'un sang brûlant.....
Merci Apolline,Aliénor,Nourielle pour vos suites inspirées.Bonne journée
La neige respire de tous nos soupirs
elle brûle d'une flamme incantatoire
accrochée aux lambeaux d'hiver
qui des lichens et des mousses
ravive les plaies des humains délaissés.
L'eau gèle autour de leur coeur
et ne laisse s'écouler qu'un filet de vie
une plainte , un chant de gorge
bien vite happés par les aiguilles
du vent tourbillonnant et sifflant au nord.
Et dans les champs bouleversés
Les corbeaux poussent leur cri lancinant
fendant le givre et la glace d'argent
Des lèvres gercées des sillons amants
recroquevillés, pelotonnés, implorants.
La neige fait danser un piètre bonhomme
Un épouvantail déchiqueté par les ors de l’ét
Une poupée humaine à l’âme envolée
Vers le ciel sourd à son destin, dûment crucifiée
Son unique pied labourant la terre de travers.
Ainsi va l’hiver : la rivière coulant en reflets bleutés
Ecarte les pans de son manteau de feuilles amassées
Les arbres se penchent sur les berges poudrées
Les oiseaux et les humains comptent à rebours
Les mauvais jours sur les longs doigts de l’hiver.
http://alienor.multiply.com/journal/item/289/289